Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for the ‘Généralités’ Category

On reprend la route vers le sud et le chemin du retour.

En traversant la Belgique, nous nous arrêtons à la Fromagerie des Ardennes, à Werbomont (prononcez Ouerbomon) 😉

L’Ardenne (à ne pas confondre avec les Ardennes françaises) est une région vallonnée et boisée, située à l’est de la Belgique, qui n’a rien à voir avec le plat pays chanté par Jacques Brel. Dernier cliché de notre périple dans le nord qui vole en éclat : la Belgique est vallonnée !

fromage_belge_ardenne

La Belgique n’est pas spécialement connue pour ses fromages, même si le Herve et quelques autres fromages d’Abbaye ont franchi les frontières du royaume. Et pourtant… il y a un peu plus d’une année, nous avions visité quelques petites fermes qui toutes nous avaient charmés par la qualité de leurs produits…

A la Fromagerie des Ardennes, nous y avons rencontré Monsieur Marc Rosen et son équipe. Leur accueil fut digne de la légendaire gentillesse et sympathie des belges. Les produits qu’ils nous présentèrent confortèrent encore notre sentiment d’avoir trouvé la perle rare.

La fromagerie se distingue par l’utilisation exclusive de lait BIO. Lait de chèvre, lait de vache ou lait de brebis, un seul fil rouge : le lait est bio.

Du Doré de Lathuy au Werbomont en passant par Li p’tit Rossê, c’est toute une palette de saveurs diverses qui sortent des cuves de la Fromagerie des Ardennes.

bioferme_fromage_belge_ardenne

 

Alors comment sont-ils, me demanderez-vous, ces fromages belges ?
Une petite description succincte s’impose :

Le Caprice de Chevron et le  Cœur d’Ardennes. Si le premier est un fromage de chèvre, le Cœur d’Ardennes est quant à lui fabriqué à partir de lait de vache. Tous deux sont des fromages à pâte molle à croûte fleurie et à caractère lactique.

Le Bergeval fleuri est réalisé avec du lait de brebis. Toute la finesse et la délicatesse du lait de brebis se retrouvent dans cette petite tomme.

Li p’tit rossê se présente sous la forme d’un petit fromage carré, au lait de vache, qui peut faire penser, de par son aspect, à un maroilles.

Le Doré de Lathuy, au lait de vache, se caractérise par l’ajout de rocou qui lui confère une couleur orangée.

Si les cinq fromages précédents sont des petites tommes variant entre 135 et 300 grammes, « Le Wavreumont » se présente sous la forme d’une meule de 2 kg environ.fromage_wavreumont_belge_ardenne

Pas beaucoup d’explications des goûts et de saveurs dans tout cela, n’est-ce-pas ?

Et bien qu’à cela ne tienne, faites-vous votre propre opinion en les dégustant : vous les trouverez pour un très court temps, en exclusivité , dans tous les Manor Food de Suisse. Du 1er décembre au 10 janvier, après c’est fini…. Alors partez à la découverte des fromages belges, « une fois » … et vous risquez bien d’y revenir… une deuxième fois 😉

bioferme_belge_fromages_cheese

 

Read Full Post »

Je vous propose aujourd’hui une recette qui fleure bon l’été, les repas à l’ombre du sapin au chalet et surtout, surtout mon enfance. Ou plutôt devrais-je dire l’enfance de chaque Leytronnain car cette recette est typique de mon village : Leytron.

courgettes_tomates_basilic_légumes_fondue_Luisier_fromages

Fondue de courgettes :

Pour 4 personnes :

  • 8 tomates moyennes
  • 2 courgettes moyennes vertes et/ou jaunesfondue_Luisier_fromages_courgettes_fromages
  • 4 dl de vin blanc sec
  • 800 gr. de Fondue Luisier (2 sachets de 400 gr.)
  • 2 gousses d’ail
  • Un petit bouquet de basilic
  • Poivre (pas de sel, le fromage en contient assez)
  • Pommes de terre nature ou en robe des champs.

On commence :
–  porter à ébullition le vin et y ajouter les tomates coupées en quartier.
–  laisser cuire 10 min.
–  ajouter les courgettes également coupées en quartier
–  mijoter 20 min. en remuant de temps en temps. Pendant ce temps, ajouter
l’ail pressé, le basilic et le poivre.
–  ajouter la fondue et porter à ébullition pour faire fondre le fromage en
remuant sans cesse.

Fondue_courgettes_tomates_Luisier_Affineur_Fromages

C’est prêt ! A table !

Couper dans son assiette les pommes de terre en quartier et les couvrir généreusement de fondue aux courgettes.

fondue_courgette_Luisier_fromages

Bon appétit !

Read Full Post »

Je suis une vieille dame.
Je suis une très vieille dame toute voûtée. Une vieille poutre gravée chez une voisine contemporaine me donne 199 ans…. Je suis une vieille dame tapie dans l’ombre au sous-sol d’une vieille maison au centre du village.

date_poutre

Vous raconter ma vie passée ?  Impossible. La mémoire me fait défaut mais il paraît que j’étais déjà très appréciée pour le soin que je prenais des provisions de la famille de grand-mère Luisier. C’était il y a longtemps….
J’aurais pu croupir, me délabrer et finalement disparaître.

Grand-mère Louise, comme ses petits-enfants l’appelaient tendrement, s’éteignit en 1991..

L’un d’entre eux, Claude, racheta la maison familiale et c’est à cette occasion que nous fîmes connaissance. Le coup de foudre fut réciproque… Je le vois encore descendre prudemment la volée de vieilles marches en pierre, évitant prudemment celle cassée en plein milieu, comme un piège, un rempart pour me protéger. J’entends encore la grosse clé tourner dans ma vieille porte et celle-ci s’ouvrir lentement en grinçant dans ses vieux gonds rouillés.

escalier1    clé4

Claude fut émerveillé en me découvrant. Eh oui pour une cave, la jeunesse n’a aucun charme et mes vieux murs surmontés de voûtes élégantes achevèrent de faire chavirer son cœur d’affineur amoureux de terroir et d’authenticité.

Pour me donner une petite cure de jouvence, Claude creusa notamment une ouverture dans l’un de mes murs pour rejoindre une cave voisine. Le temps avait fait de moi une sauvage solitaire et je fis de la résistance…. Il dut lutter car je m’étais bien caparaçonnée…. Imaginez : au lieu d’un mur normal, il dut percer sur plus de 140 cm ! Pour corser le tout une belle et lourde poutre de bois consolidait encore ce rempart, garant de mon intégrité….

passage dans la cave à fromages

Je suis une vieille dame.
Je suis une très vieille dame en pleine forme qui prend soin et veille sur les fromages que vous allez déguster.
Toute requinquée, je vis une nouvelle vie. Les meules me racontent leur pays et le va et vient de l’affineur et de ses collaborateurs m’empêche de m’endormir et m’entraîne dans le tourbillon de leurs activités….
Je suis une vieille dame de 199 ans.
Je suis la cave… à fromages

vieille_cave cave a fromages passage_nuit

Read Full Post »

Du 14 au 16 mai, toutes les caves du Valais ouvrent leurs portes afin de vous faire découvrir les merveilleux vins valaisans. Je vous suggère de visiter les Celliers de Vétrozla cave de la Madeleine à Vétroz, ou le Jardin des Vins à Sion, au stand Manor. Vous y trouverez à chaque fois un beau plateau de nos fromages avec lequel vous pourrez vous amuser à tenter le mariage parfait entre le vin que vous dégustez et un fromage. Alors c’est l’occasion !

Et si une fondue ou une raclette vous tente, le caveau de Chamoson se réjouit de vous accueillir au milieu d’un choix impressionnant de nectars de Chamoson.

fromages_Luisier_vins_Valais

Vous pouvez aussi profiter de votre passage en Valais pour visiter la vieille ville de Sion et déguster une fondue au restaurant Vieux-Valais.

Et si un petit détour par les hauteurs vous tente, l‘hostellerie de l’Ardévaz aux Mayens-de-Chamoson vous propose également un plateau de fromages Luisier des plus sympathiques…

Pas trop envie de quitter notre beau Valais si vite ? Alors vous pouvez aussi prolonger le plaisir avec un petit tour au restaurant Le Mistral des Bains de Saillon.

Read Full Post »

J’avais tenté il y a quelques années une première expérience d’affinage de fromage au marc qui ne m’avait pas satisfait. Passé le temps de la réflexion, j’ai remis ça l’an passé avec une approche totalement différente et cette année je suis ravi du résultat.

Le paysage de ma région, le Valais, s’il est marqué par les hauts sommets, se distingue en plaine par ses étendues de vignes qui s’agrippent au coteau et semblent vouloir attaquer les sommets pour les détrôner. Avec le recul, il était simple et logique de tenter de marier les merveilleux fromages valaisans avec les non moins merveilleux vins valaisans. Bien sûr, je ne compte plus les soirées de dégustation « mariage fromages et vins », mais là c’est différent….

Pour commencer, j’ai contacté un jeune encaveur prometteur de Leytron, Guérin Produit, du domaine de La Creuse.  Lors de ses vendanges, il a conservé pour moi, de grandes cuves de marc de Merlot et de marc d’Humagne rouge.

J’y ai plongé plusieurs petits fromages d’alpages et les ai laissés y reposer quelques temps.

 

Humagne_Merlot_Luisier_Fromage_1

Ensuite, a débuté le véritable travail de l’affinage. Je vous passerai les détails, mais dans le secret et l’intimité des épais murs de ma cave, le miracle s’est opéré : une fine couche de champignons de type « penicillium camemberti » s’est développé sur les meules, fixant le marc sur la croûte. Au final de magnifiques fromages à la croûte blanche et noire, promesses d’une explosion de saveurs subtiles et variées.

Humagne_Merlot_Luisier_Fromage_3

 

Si les deux types de marc sont d’apparence très semblables, à la dégustation la différence est indéniable et surprenante ! On y retrouve pour les premiers, la puissance sauvage de l’Humagne rouge et pour les autres, l’élégante finesse du Merlot.

Réalisées avec de petites meules de fromages à raclette, ces deux spécialités sont surtout faites pour être dégustées « à la main », mais rien ne vous empêche de tenter la raclette…

Vous les trouvez sous mon site http://www.fromagesduvalais.ch et dans tous les Manor Food de Suisse romande.

Read Full Post »

Tout a commencé suite à l’émission de la TSR « a bon entendeur », dans laquelle plusieurs fromages à raclette étaient soumis à une dégustation,  avec un appareil à raclonnette.

Le fromage valaisan au lait cru y obtint un résultat lamentable comparé aux autres produits, pasteurisés et industriels ! fromage  avec le gras qui se sépare, etc…  Comment expliquer un tel désastre ?

Commentant ces résultats avec une poignée d’amis, nous décidâmes de nous réunir pour une soirée raclette un peu particulière. Au menu : trois fromages valaisans au lait cru, de différents alpages et un fromage pasteurisé, acheté au supermarché du coin.

Pour les déguster et les comparer : un vrai four à raclette et un appareil à raclonnette.

Surprise ! le fromage au lait cru « faisait du gras » avec la raclonnette alors qu’avec le four traditionnel, la raclette était bien homogène. Il s’est avéré que faire fondre du fromage avec une raclonnette est plus délicat qu’il n’y paraît : la chaleur étant très forte et la quantité de fromage très faible, il faut retirer le fromage avant la fin de la fonte, sinon c’est la cata….. (voir mon article de décembre 2010 – ici

Mais la grande révélation de la soirée fut de constater que non seulement la gestion de la fonte était délicate, mais qu’en plus, le goût du fromage était différent avec la raclonnette ou avec le four traditionnel ! Eh oui, à la même table, le même fromage, fondu « à la valaisanne » ou à la raclonnette, donnait un goût différent !
Alors comment faire profiter à tout le monde d’une vraie raclette ?  Quelqu’un fit remarquer qu’il était très rare, en dehors du Valais, de trouver au magasin des demi-meules à raclette et  que pratiquement seuls les valaisans possédaient un vrai four à raclette.   Un autre souligna qu’une demi-meule c’était une très grosse quantité dans les petites familles d’aujourd’hui.

Il fallait trouver le moyen de concilier l’authenticité de la raclette traditionnelle et la convivialité de la raclonnette.

Probablement que cette soirée sympa autour d’une raclette, en Valais, – en n’ayant évidemment pas oublié le petit blanc qui va avec – ;-))) a décuplé l’imagination et provoqué une saine émulation. Toujours est-il que l’idée d’un petit four à poser au milieu de la table (comme la raclonnette) et de son petit ½ fromage de 1.2 kg env., quantité idéale  pour 4 personnes, est née autour de cette table.

Un petit four, un petit fromage, un grand moment !

Un petit four, un petit fromage, un grand moment !

Faire fabriquer des fromages de plus petite taille ne fut pas toujours une sinécure. Nombre de paysans étaient sceptiques et refusèrent de tenter l’aventure à nos côtés. Les 5 ou 6 qui acceptèrent ne le regrettent pas aujourd’hui.

Le premier test avec notre prototype nous réserva une surprise supplémentaire : le fromage étant petit, il n’est pas nécessaire de « savoir racler » : le test fut réalisé avec une… norvégienne qui n’avait bien évidemment jamais raclé de sa vie et elle s’en sortit haut la main.

Il fallut potasser encore un peu pour essayer de ne rien oublier (notamment le problème du rangement dans les petits appartements) et le projet fut lancé avec succès.

Un site de vente en ligne a été rapidement mis en place et chaque semaine depuis 2007 nous sommes heureux de pouvoir faire manger de la vraie raclette également en dehors de notre canton. Exit la raclonnette !

WWW.EASYRACLETTE.CH

Read Full Post »

Ma « rencontre » avec Perico Legasse s’est faite un soir, devant l’excellent documentaire «  ces fromages qu’on assassine ».

Ce reportage m’a conforté dans mes convictions tout en me révélant une situation bien pire encore. Nous, petits artisans, sommes des enfants de chœur en face des mastodontes de l’agroalimentaire… et il plus que temps de nous réveiller afin de défendre le goût, la qualité et le terroir.

J’y ai découvert un journaliste que je considère comme un pionnier dans la lutte contre l’industrie agro-alimentaire et la défense du produit vrai ! Les géants de l’agroalimentaire veulent nous faire avaler des vessies pour des lanternes, au prétexte plus nobles les uns que les autres, mais surtout dictés par leur porte-monnaie….  Les récents scandales alimentaires ont certes éveillés un peu les consciences et commencés à lever un voile sur le problème, mais… tout reste à faire.couverture_DVD_Fromages_qu'on_assassine

Pour la petite histoire, je dois dire que cela me fait un peu sourire quand je dis que j’ai « rencontré » Perico Legasse, alors que je ne suis qu’un lecteur anonyme parmi tant d’autres et pourtant….

Je suis tombé un jour sur un « Marianne hors-série, 100 tables pour le plaisir ». Les descriptions faites des restaurants proposés semblaient correspondre en tous points à ce que j’aime et recherche…. Et en y regardant de plus près, que vois-je ? qui en est l’auteur ? je vous le donne en mille : Perico Legasse !  Il est devenu mon guide préféré et incontournable. Je n’ai jamais été déçu par les adresses proposées. Après la lutte pour le vrai fromage, voilà que nos goûts en matière gastronomiques sont semblables ! « L’ami Perico» n’est jamais bien loin quand je passe un bon moment dans une brasserie en France 😉

Ardent défenseur du bon, de l’authentique et du terroir Perico Legasse distille ses conseils dans plusieurs médias français (Marianne, C dans l’air sur France5 (sujet gastronomiques), …) Je suis devenu un fidèle à «Marianne» grâce à ses chroniques.

Il est également l’auteur et/ou le co-auteur de plusieurs ouvrages :
« Nos amours de la France » Editions textuel
« A boire et à manger » Editions Labor
« Dictionnaire impertinent de la gastronomie » Bourin éditeur

Mais avant tout, c’est l’excellentissime documentaire, « ces fromages qu’on assassine » en collaboration avec Erik Svensson, que je vous recommande ab-so-lu-ment.

D’aucuns sont fans d’un Johnny, d’un Clooney ou d’un Beckam, moi, c’est d’un Légasse !

Read Full Post »

Older Posts »

%d blogueurs aiment cette page :