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Posts Tagged ‘affinage’

Du 14 au 16 mai, toutes les caves du Valais ouvrent leurs portes afin de vous faire découvrir les merveilleux vins valaisans. Je vous suggère de visiter les Celliers de Vétrozla cave de la Madeleine à Vétroz, ou le Jardin des Vins à Sion, au stand Manor. Vous y trouverez à chaque fois un beau plateau de nos fromages avec lequel vous pourrez vous amuser à tenter le mariage parfait entre le vin que vous dégustez et un fromage. Alors c’est l’occasion !

Et si une fondue ou une raclette vous tente, le caveau de Chamoson se réjouit de vous accueillir au milieu d’un choix impressionnant de nectars de Chamoson.

fromages_Luisier_vins_Valais

Vous pouvez aussi profiter de votre passage en Valais pour visiter la vieille ville de Sion et déguster une fondue au restaurant Vieux-Valais.

Et si un petit détour par les hauteurs vous tente, l‘hostellerie de l’Ardévaz aux Mayens-de-Chamoson vous propose également un plateau de fromages Luisier des plus sympathiques…

Pas trop envie de quitter notre beau Valais si vite ? Alors vous pouvez aussi prolonger le plaisir avec un petit tour au restaurant Le Mistral des Bains de Saillon.

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Le maroilles, fromage rendu célèbre, par le plus médiatique des chtis est un fromage surprenant. Sa réputation de fromage très fort et qui pue en rebute plus d’un. Lorsque nous déballons les maroilles pour les entreposer en cave, il faut reconnaître qu’ils marquent fortement leur présence, olfactivement parlant ;-). La surprise à la dégustation est alors d’autant plus grande de voir à quel point il est tout en finesse. Finesse qui bien sûr s’efface au profit d’un caractère très marqué à mesure que l’affinage se prolonge. Comme le précise si bien Line Renaud dans le film : « … c’est moins fort d’l’goût qu’dans l’odeur ! »

La tarte au maroilles est un classique de la cuisine de terroir. Les recettes varient et beaucoup sont réalisées avec de la bière, mais j’ai choisi de faire dans la simplicité la plus totale et je vous en propose une simplissime.maroilles_laitcru

Pour 3 personnes :

Pour la pâte : (pour aller plus vite, prendre 1 pâte brisée du commerce)
– 1,5 à 2 c. à soupe de lait
– 1 c.c de levure sèche de boulanger
– 125 gr. de farine
– 1 oeuf
– 1 c à soupe d’huile de colza
– 1 pincée de sel

Pour la garniture :
– 1/2 maroilles
– 50 gr. de crème fraîche
– poivre du moulin

Progression :
La pâte : Faire la fontaine dans la farine et mettez-y l’oeuf, l’huile et le sel. Mélangez bien et ajoutez le lait avec la levure diluée. Pétrir jusqu’à obtention d’une pâte bien homogène. Couvrez d’un linge humide et laissez reposer au min. 1 heure.

Préchauffez le four à 240°C. Foncez un plat à tarte avec la pâte.
Fouettez la crème, poivrez-la et versez sur le fond de tarte.
Coupez le fromage en lamelles et disposez-les harmonieusement sur la tarte. (svp pas de remarques sur l’harmonie de la disposition de mes lamelles (CF photo) 😉
Poivrez.
Enfournez et faites cuire pendant environ 15 min.

Laissez-la tiédir avant de la servir. (Je l’ai finie alors qu’elle était froide et c’était pas mal non plus)

Je précise quand même que je l’ai réalisée avec un morceau de maroilles très fait et j’ai laissé la croûte que j’ai juste gratté un peu. J’ai donc obtenu une tarte au goût très fort. Si vous la réalisez avec un maroilles plus jeune, le goût sera bien moins corsé.

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Je vous parle encore un peu du fromage affiné à l’Humagne rouge…

Nadia Esposito et Yvan Illi, pour la RTS, m’ont fait l’honneur et le plaisir de venir découvrir ma dernière création : le fromage affiné à l’Humagne !

Mon village de Leytron est connu comme le « village de l’Humagne » car son terroir est idéal pour ce cépage.J’aime particulièrement l’Humagne qui est emblématique du Valais : sauvage, rustique et puissant !

Guérin Produit, de la cave de la Creuse, mariant ce terroir exceptionnel avec ses compétences et son enthousiasme de jeune encaveur a pu me procurer un marc de qualité, élément indispensable au succès de mes fromages à l’Humagne.

Découvrez ici le reportage frais, dynamique et sympatique de Couleurs Locales.

Reportage RTS – Couleurs locales

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J’avais tenté il y a quelques années une première expérience d’affinage de fromage au marc qui ne m’avait pas satisfait. Passé le temps de la réflexion, j’ai remis ça l’an passé avec une approche totalement différente et cette année je suis ravi du résultat.

Le paysage de ma région, le Valais, s’il est marqué par les hauts sommets, se distingue en plaine par ses étendues de vignes qui s’agrippent au coteau et semblent vouloir attaquer les sommets pour les détrôner. Avec le recul, il était simple et logique de tenter de marier les merveilleux fromages valaisans avec les non moins merveilleux vins valaisans. Bien sûr, je ne compte plus les soirées de dégustation « mariage fromages et vins », mais là c’est différent….

Pour commencer, j’ai contacté un jeune encaveur prometteur de Leytron, Guérin Produit, du domaine de La Creuse.  Lors de ses vendanges, il a conservé pour moi, de grandes cuves de marc de Merlot et de marc d’Humagne rouge.

J’y ai plongé plusieurs petits fromages d’alpages et les ai laissés y reposer quelques temps.

 

Humagne_Merlot_Luisier_Fromage_1

Ensuite, a débuté le véritable travail de l’affinage. Je vous passerai les détails, mais dans le secret et l’intimité des épais murs de ma cave, le miracle s’est opéré : une fine couche de champignons de type « penicillium camemberti » s’est développé sur les meules, fixant le marc sur la croûte. Au final de magnifiques fromages à la croûte blanche et noire, promesses d’une explosion de saveurs subtiles et variées.

Humagne_Merlot_Luisier_Fromage_3

 

Si les deux types de marc sont d’apparence très semblables, à la dégustation la différence est indéniable et surprenante ! On y retrouve pour les premiers, la puissance sauvage de l’Humagne rouge et pour les autres, l’élégante finesse du Merlot.

Réalisées avec de petites meules de fromages à raclette, ces deux spécialités sont surtout faites pour être dégustées « à la main », mais rien ne vous empêche de tenter la raclette…

Vous les trouvez sous mon site http://www.fromagesduvalais.ch et dans tous les Manor Food de Suisse romande.

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Tout a commencé suite à l’émission de la TSR « a bon entendeur », dans laquelle plusieurs fromages à raclette étaient soumis à une dégustation,  avec un appareil à raclonnette.

Le fromage valaisan au lait cru y obtint un résultat lamentable comparé aux autres produits, pasteurisés et industriels ! fromage  avec le gras qui se sépare, etc…  Comment expliquer un tel désastre ?

Commentant ces résultats avec une poignée d’amis, nous décidâmes de nous réunir pour une soirée raclette un peu particulière. Au menu : trois fromages valaisans au lait cru, de différents alpages et un fromage pasteurisé, acheté au supermarché du coin.

Pour les déguster et les comparer : un vrai four à raclette et un appareil à raclonnette.

Surprise ! le fromage au lait cru « faisait du gras » avec la raclonnette alors qu’avec le four traditionnel, la raclette était bien homogène. Il s’est avéré que faire fondre du fromage avec une raclonnette est plus délicat qu’il n’y paraît : la chaleur étant très forte et la quantité de fromage très faible, il faut retirer le fromage avant la fin de la fonte, sinon c’est la cata….. (voir mon article de décembre 2010 – ici

Mais la grande révélation de la soirée fut de constater que non seulement la gestion de la fonte était délicate, mais qu’en plus, le goût du fromage était différent avec la raclonnette ou avec le four traditionnel ! Eh oui, à la même table, le même fromage, fondu « à la valaisanne » ou à la raclonnette, donnait un goût différent !
Alors comment faire profiter à tout le monde d’une vraie raclette ?  Quelqu’un fit remarquer qu’il était très rare, en dehors du Valais, de trouver au magasin des demi-meules à raclette et  que pratiquement seuls les valaisans possédaient un vrai four à raclette.   Un autre souligna qu’une demi-meule c’était une très grosse quantité dans les petites familles d’aujourd’hui.

Il fallait trouver le moyen de concilier l’authenticité de la raclette traditionnelle et la convivialité de la raclonnette.

Probablement que cette soirée sympa autour d’une raclette, en Valais, – en n’ayant évidemment pas oublié le petit blanc qui va avec – ;-))) a décuplé l’imagination et provoqué une saine émulation. Toujours est-il que l’idée d’un petit four à poser au milieu de la table (comme la raclonnette) et de son petit ½ fromage de 1.2 kg env., quantité idéale  pour 4 personnes, est née autour de cette table.

Un petit four, un petit fromage, un grand moment !

Un petit four, un petit fromage, un grand moment !

Faire fabriquer des fromages de plus petite taille ne fut pas toujours une sinécure. Nombre de paysans étaient sceptiques et refusèrent de tenter l’aventure à nos côtés. Les 5 ou 6 qui acceptèrent ne le regrettent pas aujourd’hui.

Le premier test avec notre prototype nous réserva une surprise supplémentaire : le fromage étant petit, il n’est pas nécessaire de « savoir racler » : le test fut réalisé avec une… norvégienne qui n’avait bien évidemment jamais raclé de sa vie et elle s’en sortit haut la main.

Il fallut potasser encore un peu pour essayer de ne rien oublier (notamment le problème du rangement dans les petits appartements) et le projet fut lancé avec succès.

Un site de vente en ligne a été rapidement mis en place et chaque semaine depuis 2007 nous sommes heureux de pouvoir faire manger de la vraie raclette également en dehors de notre canton. Exit la raclonnette !

WWW.EASYRACLETTE.CH

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Ma « rencontre » avec Perico Legasse s’est faite un soir, devant l’excellent documentaire «  ces fromages qu’on assassine ».

Ce reportage m’a conforté dans mes convictions tout en me révélant une situation bien pire encore. Nous, petits artisans, sommes des enfants de chœur en face des mastodontes de l’agroalimentaire… et il plus que temps de nous réveiller afin de défendre le goût, la qualité et le terroir.

J’y ai découvert un journaliste que je considère comme un pionnier dans la lutte contre l’industrie agro-alimentaire et la défense du produit vrai ! Les géants de l’agroalimentaire veulent nous faire avaler des vessies pour des lanternes, au prétexte plus nobles les uns que les autres, mais surtout dictés par leur porte-monnaie….  Les récents scandales alimentaires ont certes éveillés un peu les consciences et commencés à lever un voile sur le problème, mais… tout reste à faire.couverture_DVD_Fromages_qu'on_assassine

Pour la petite histoire, je dois dire que cela me fait un peu sourire quand je dis que j’ai « rencontré » Perico Legasse, alors que je ne suis qu’un lecteur anonyme parmi tant d’autres et pourtant….

Je suis tombé un jour sur un « Marianne hors-série, 100 tables pour le plaisir ». Les descriptions faites des restaurants proposés semblaient correspondre en tous points à ce que j’aime et recherche…. Et en y regardant de plus près, que vois-je ? qui en est l’auteur ? je vous le donne en mille : Perico Legasse !  Il est devenu mon guide préféré et incontournable. Je n’ai jamais été déçu par les adresses proposées. Après la lutte pour le vrai fromage, voilà que nos goûts en matière gastronomiques sont semblables ! « L’ami Perico» n’est jamais bien loin quand je passe un bon moment dans une brasserie en France 😉

Ardent défenseur du bon, de l’authentique et du terroir Perico Legasse distille ses conseils dans plusieurs médias français (Marianne, C dans l’air sur France5 (sujet gastronomiques), …) Je suis devenu un fidèle à «Marianne» grâce à ses chroniques.

Il est également l’auteur et/ou le co-auteur de plusieurs ouvrages :
« Nos amours de la France » Editions textuel
« A boire et à manger » Editions Labor
« Dictionnaire impertinent de la gastronomie » Bourin éditeur

Mais avant tout, c’est l’excellentissime documentaire, « ces fromages qu’on assassine » en collaboration avec Erik Svensson, que je vous recommande ab-so-lu-ment.

D’aucuns sont fans d’un Johnny, d’un Clooney ou d’un Beckam, moi, c’est d’un Légasse !

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Je vous offre ici une petite recette facile à faire pour un apéritif ou en version plus grande pour une entrée ou un repas léger.

Petite aumônière de Chaource aux pistaches :

4 feuilles de bricks ou de pâte filo
1/2 Chaource
20 gr. de pistaches mondées non salées
10 de crème fraîche
30 gr. de beurre fondu
poivre

– Préchauffer le four à 150°C
– Torréfier les pistaches à sec dans le four pendant env. 15 min.
– Augmenter votre four à 180°C
– Après avoir retiré la croûte du Chaource (quel gâchis ! mais des morceaux de croûte dans la masse, c’est pas top, sauf si vous aimez ça), l’écraser à la fourchette et y mélanger la crème puis les pistaches concassées et poivrer
– Découper des carrés de 10 cm environ dans les feuilles de bricks
– A l’aide d’un pinceau, badigeonner les feuilles de beurre fondu
– Déposer au centre de chaque feuille une noix de préparation au Chaource
– Replier la feuille en aumônière et enfournez le temps que celle-ci soit dorée (2 – 4 min.)
– Servez encore chaud.

Joyeuses Fêtes de Pâques à tous !

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Le Langres doit son nom à la ville de Langres, en Champagne-Ardennes, l’une des plus vieilles villes de France qui a vu naître Diderot. La première trace écrite du fromage de Langres date du XVIIIème siècle, dans un chant écrit par le Prieur des Dominicains de Langres.

La production de Langres est relativement modeste en comparaison d’autres fromages français. Il n’existe que 3 fromageries qui en produisent.

Sur ces 3 fromageries, une seule fabrique du Langres fermier au lait cru. La famille Rémillet (Gaec des Barraques) en produit une cinquantaine de tonnes par année. La moitié de la production du troupeau de 150 vaches de Monsieur Sylvain Rémillet est transformée en fromages et notamment en Langres fermier AOP. Six personnes travaillent à la fromagerie et transforment chaque jour les 3000 litres de lait que le troupeau (1/2 brunes et 1/2 Holstein) produit. Celui-ci paisse sur le plateau de Langres, l’une des régions les plus froides de France, au sol argileux et au climat humide.

Vue sur le troupeau depuis la ferme Rémillet

Vue sur le troupeau depuis la ferme Rémillet

Sans entrer dans les détails quant à sa fabrication, sachez que le Langres est un fromage à pâte molle à croûte lavée. Il existe en trois grandeurs (150-250 gr., 280-350 gr et 800-1300 gr.). Le petit format d’environ 200 gr. est celui que l’on rencontre le plus couramment et celui que je vous propose. Le Langres est aujourd’hui encore élaboré comme autrefois en le moulant après le caillage (autrefois on utilisait un récipient en terre cuite appelé « fromotte »), il est ensuite démoulé, salé et affiné. Sa couleur orangée est tirée du colorant végétal Rocou.

langres tout frais

Les Langres tout frais au début de l’affinage

Langres_frais

Ils ne sont pas encore prêts mais on salive déjà….

Première question qui vient lorsque l’on voit un Langres pour la première fois : pourquoi cette cuvette appelée « fontaine » sur le fromage ? C’est très simple : la fontaine se forme car un Langres n’est JAMAIS retourné.

Certains amateurs préconisent de remplir sa fontaine de Marc de Bourgogne pour le déguster. Monsieur Rémillet m’a quant à lui affirmé qu’il ne le faisait jamais et que cela tenait de la légende… A vous de voir ce que voulez faire, mais je puis vous affirmer que le Langres se suffit à lui-même…

La fontaine se creuse....

La fontaine se creuse….

A l’oeil sa croûte va du jaune clair au brun-rouge avec un petit duvet blanc. Sa pâte est souple sous le doigt. D’une odeur intense et typée il rappelle son cousin l’Epoisses mais sans être aussi fort. Dans ma cave, au cours de l’affinage, son côté moelleux et tendre s’accentue et il a tendance à « s’affaisser » un peu sur lui-même. Le Langres, tout en finesse quand il est jeune peut devenir vraiment très fort en vieillissant.

Le Langres au sortir de ma cave, prêt à partir chez vous....

Le Langres au sortir de ma cave, prêt à partir chez vous….

Quel vin ? Côté rouge, j’opterai pour un Pinot Noir mais un blanc sec et racé devrait également lui convenir à merveille. Faites-moi part de vos découvertes, j’attends vos suggestions.

En résumé, il n’existe plus qu’un seul producteur de Langres AOP au lait cru ! Faites donc honneur à la passion et à l’engagement de la Famille Rémillet et dégustez son LANGRES FERMIER AOP AU LAIT CRU.

Après la visite, je poursuis la discussion avec Sylvain Rémillet autour de toute la gamme de ses produits.

Après la visite, je poursuis la discussion avec Sylvain Rémillet autour de toute la gamme de ses produits.

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Hier soir France4 a diffusé une émission passionnante sur le grand marché international de Rungis. Ce marché est décidément une véritable caverne d’Ali baba qui fait saliver devant son écran.

La visite sur le carreau des fromages a, vous vous en doutez, retenu toute mon attention ! Mon fournisseur Yves Cremmer y partage son professionnalisme, sa passion et son respect pour ces bijoux que sont les fromages au lait cru. C’est un bonheur de l’écouter.

Vous l’avez ratée ? Pas de problème : France 4 la rediffuse le dimanche 10 février à 18h40 et le mardi 12 février à 22h20. Emission OFF ! Secrets et coulisses. Dans le secret de nos assiettes.

A vos agendas et ne ratez pas ça !

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Pour continuer sur la lancée du Valençay, je vous propose aujourd’hui une recette tirée du livre « Sensations » de Philippe Conticini, le très fameux pâtissier de la « Pâtisserie des rêves » à Paris.tarte_valencay

Une recette improbable, insolite et pourtant à tester tant il est vrai que les fruits ont souvent fait bon ménage avec les fromages…

VALENCAY TARTE… FRUITS EPICES

Pour un moule de 18 cm. :

– 1 pâte sucrée
– 200 gr. de fruits aux épices (la recette ci-dessous vous donne bien plus de masse que nécessaire, vous pouvez donc diminuer les quantités)
– 100 gr. de crème fraîche liquide
– 30 gr. de Valençay coupé en fines tranches et sans la croûte
– noix de coco rapée

– faites bouillir la crème et verser sur les tranches de Valençay. Mixer à l’aide d’un mixer plongeant puis filmez au contact et entreposer au réfrigérateur une nuit.
– cuire à blanc le fond de pâte sucrée.

Les fruits aux épices :
– 30 gr. de beurre
– 50 gr. de sucre cassonade
– 1 gousse de vanille fendue et grattée
– 35 gr. de jus de citron

– 350 gr. de pommes golden pelées, évidées et coupées en petits carrés
– 65 gr. de raisins secs blonds
– 25 gr. d’amandes blanches entières
– 175 gr. de quartiers d’oranges pelés à vif (en enlevant bien les filaments blancs) et coupés finement.
– 175 gr. de quartiers de pomelo rose (idem ci-dessus)
– 115 gr. de jus de pamplemousse
– 115 gr. de jus d’oranges
– 5 gr. de vanille liquide
– 10 gr. de gingembre confit finement ciselé
– 1 grosse pincée (1.5 gr.) d’épices à pain d’épices
– 40 gr. de sucre cassonade
– 5 gr. de feuilles de menthe fraîche finement ciselée.

Faites fondre le beurre à feu moyen et ajouter les 50 gr. de sucre cassonade et la gousse de vanille. Déglacer avec le jus de citron et bien mélanger.

Ajouter les pommes, les raisins secs et les amandes. Après 5 à 10 min. de cuisson ajouter les oranges et le pomelo. Cuire encore 5 min.
Verser la moitié des jus d’oranges et de pamplemousse, la vanille liquide, le gingembre confit, la cannelle et les épices à pain d’épices.
Baisser le feu et faites réduire tout doucement à feux doux pendant environ 30 min. en remuant de temps en temps pour que ça n’attache pas. S’il s’avère nécessaire de prolonger la cuisson pour que les fruits aient le temps de bien confire, remouiller avec le reste des jus. Une fois que c’est prêt, ajouter en toute fin de cuisson les 40 gr. de sucre cassonade et la menthe fraîche.

Montez la crème au Valençay en chantilly bien ferme.

Montage :
– Remplissez le fond de tarte déjà cuit avec les fruits aux épices en lissant à hauteur. Recouvrez l’ensemble avec trois bonnes cuillères à soupe de chantilly au Valençay. Saupoudrez de noix de coco rapée et placez au centre 2 ou 3 pistaches pour le décor.

– Mettre au réfrigérateur pendant au moins 30 min. avant de la consommer afin que la chantilly soit bien froide.

Bon appétit !

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