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Après une étape dans la charmante ville de Gand en Belgique que je vous recommande chaleureusement. Mon Dieu que cette ville est jolie et sympathique !, départ pour Gouda (prononcez « RRaouda »)… au Pays-Bas .

Le mot « Gouda » est tellement connoté fromage que je n’avais jamais pris garde que Gouda est aussi une charmante petite ville typique des Pays-Bas ! La journée étant entièrement dédiée au fromage, nous n’avons fait qu’entrapercevoir cette charmante bourgade néerlandaise, nichée au milieu des canaux emblématiques du pays.

Mais venons-en au fromage.

OUBLIEZ TOUS VOS PREJUGES SUR LE GOUDA !
Je ne vais pas vous parler ici de ce truc insipide et fade que l’on vous sert dans les petits-déjeuners des hôtels du monde entier… Je vais vous parler du Gouda fermier au lait cru, Boerenkaas (de Boer – fermier et kaas-fromage)

Difficile de vous parler de l’histoire du Gouda. Les hollandais étant avant tout des commerçants pragmatiques, tout le charme et le romanesque de l’histoire leur passent un peu au-dessus de la tête et il faut glaner de nombreux témoignages pour commencer à obtenir quelque chose qui tienne la route…

Ce qui me turlupinait était de comprendre comment les hollandais en étaient venus à mettre cette paraffine autour de leur fromage. Quelle drôle d’idée ! Enfermer le fromage dans un « plastique » ! Tout le contraire de ce que font (presque) tous les autres fromagers du monde ! Il semblerait donc que cette pratique est liée à l’esprit éminemment commerçant, voyageur et aventurier des hollandais. Pour pouvoir conserver leurs fromages lors des longs voyages, ils ont mis au point cette méthode qui assure protection, conservation et facilité de manutention.

gouda_parrafinageEt comment met-on cette couche de paraffine ? c’est assez simple : la paraffine est diluée dans l’eau et cette solution est ensuite frottée sur la moitié du fromage à l’aide d’une éponge. C’est donc une couche très fine qui est déposée. Une fois séchée, on renouvelle l’opération sur l’autre face et ceci environ 4 fois. Le résultat n’a rien à voir avec le gros « truc » épais et rouge qui entoure le babybel…..

Alors me direz-vous, comment peut-on affiner un fromage emprisonné sous une couche de paraffine ? Le fromager qui nous a reçu a expliqué que cette couche de paraffine est poreuse et laisse respirer le fromage. Il n’est donc pas complètement isolé du monde extérieur…. Je suppose qu’aujourd’hui la méthode s’est affinée ainsi que la couche …

gouda_parrafine

Le voile levé sur l’extérieur, penchons-nous plus spécifiquement sur le fromage lui-même.

La très grande majorité des Gouda est au lait pasteurisé. C’est grâce à une amie néerlandaise – merci Fenna 😉 – que j’ai réussi à trouver le St-Graal : du gouda au lait cru ! Du gouda fermier au lait cru s’il-vous-plaît ! On parle donc de « Boerenkaas » (de Boer, fermier et Kaas, fromage).

fabrication_gouda_laitcru_boerenkaas

Moins de 3 % de la production de Gouda est artisanale. Et renseignement pris, je suis heureux et fier de vous affirmer que nous sommes très probablement les seuls à proposer en Suisse du Boerenkaas, du vrai bon Gouda fermier au lait cru, importé directement de Gouda.

J'en ai les papilles qui frémissent

Les différents fermiers livrent leur gouda frais à une  coopérative qui se charge de les paraffiner, de les stocker et enfin de les vendre.

Le Boerenkaas devient vraiment intéressant après 12 mois d’affinage. Commencent alors à se développer des arômes de caramel au beurre salé. Si le Gouda pasteurisé peut être très typé caramel au beurre salé, le Boerenkaas, en plus de cet arôme spécifique, développe une multitude d’autres saveurs subtiles et délicates. Une merveille !

Les gouda qui ont pris villégiature dans ma cave se présentent sous forme de grosses meules de 15 à 30 kg, selon le producteur. Je ne les mets pas en vente à moins de 18 mois d’affinage. C’est donc un Gouda vieux min. 18 mois que je vous propose à la dégustation.

gouda_couleurs

Petit clin d’œil pour finir : notre visite en Hollande a été haute en couleurs ! Au sens propre du terme ! La mode est au fromages colorés et si, à mon sens, les fromages rouges vifs et vert pomme ne sont pas attirants du tout, je ne vous parle pas du bleu pétant ! J’assume volontiers d’être traité de vieux réac, mais ça…. on oublie !

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Je vous propose aujourd’hui une recette qui fleure bon l’été, les repas à l’ombre du sapin au chalet et surtout, surtout mon enfance. Ou plutôt devrais-je dire l’enfance de chaque Leytronnain car cette recette est typique de mon village : Leytron.

courgettes_tomates_basilic_légumes_fondue_Luisier_fromages

Fondue de courgettes :

Pour 4 personnes :

  • 8 tomates moyennes
  • 2 courgettes moyennes vertes et/ou jaunesfondue_Luisier_fromages_courgettes_fromages
  • 4 dl de vin blanc sec
  • 800 gr. de Fondue Luisier (2 sachets de 400 gr.)
  • 2 gousses d’ail
  • Un petit bouquet de basilic
  • Poivre (pas de sel, le fromage en contient assez)
  • Pommes de terre nature ou en robe des champs.

On commence :
–  porter à ébullition le vin et y ajouter les tomates coupées en quartier.
–  laisser cuire 10 min.
–  ajouter les courgettes également coupées en quartier
–  mijoter 20 min. en remuant de temps en temps. Pendant ce temps, ajouter
l’ail pressé, le basilic et le poivre.
–  ajouter la fondue et porter à ébullition pour faire fondre le fromage en
remuant sans cesse.

Fondue_courgettes_tomates_Luisier_Affineur_Fromages

C’est prêt ! A table !

Couper dans son assiette les pommes de terre en quartier et les couvrir généreusement de fondue aux courgettes.

fondue_courgette_Luisier_fromages

Bon appétit !

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Je suis une vieille dame.
Je suis une très vieille dame toute voûtée. Une vieille poutre gravée chez une voisine contemporaine me donne 199 ans…. Je suis une vieille dame tapie dans l’ombre au sous-sol d’une vieille maison au centre du village.

date_poutre

Vous raconter ma vie passée ?  Impossible. La mémoire me fait défaut mais il paraît que j’étais déjà très appréciée pour le soin que je prenais des provisions de la famille de grand-mère Luisier. C’était il y a longtemps….
J’aurais pu croupir, me délabrer et finalement disparaître.

Grand-mère Louise, comme ses petits-enfants l’appelaient tendrement, s’éteignit en 1991..

L’un d’entre eux, Claude, racheta la maison familiale et c’est à cette occasion que nous fîmes connaissance. Le coup de foudre fut réciproque… Je le vois encore descendre prudemment la volée de vieilles marches en pierre, évitant prudemment celle cassée en plein milieu, comme un piège, un rempart pour me protéger. J’entends encore la grosse clé tourner dans ma vieille porte et celle-ci s’ouvrir lentement en grinçant dans ses vieux gonds rouillés.

escalier1    clé4

Claude fut émerveillé en me découvrant. Eh oui pour une cave, la jeunesse n’a aucun charme et mes vieux murs surmontés de voûtes élégantes achevèrent de faire chavirer son cœur d’affineur amoureux de terroir et d’authenticité.

Pour me donner une petite cure de jouvence, Claude creusa notamment une ouverture dans l’un de mes murs pour rejoindre une cave voisine. Le temps avait fait de moi une sauvage solitaire et je fis de la résistance…. Il dut lutter car je m’étais bien caparaçonnée…. Imaginez : au lieu d’un mur normal, il dut percer sur plus de 140 cm ! Pour corser le tout une belle et lourde poutre de bois consolidait encore ce rempart, garant de mon intégrité….

passage dans la cave à fromages

Je suis une vieille dame.
Je suis une très vieille dame en pleine forme qui prend soin et veille sur les fromages que vous allez déguster.
Toute requinquée, je vis une nouvelle vie. Les meules me racontent leur pays et le va et vient de l’affineur et de ses collaborateurs m’empêche de m’endormir et m’entraîne dans le tourbillon de leurs activités….
Je suis une vieille dame de 199 ans.
Je suis la cave… à fromages

vieille_cave cave a fromages passage_nuit

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Je vous parle encore un peu du fromage affiné à l’Humagne rouge…

Nadia Esposito et Yvan Illi, pour la RTS, m’ont fait l’honneur et le plaisir de venir découvrir ma dernière création : le fromage affiné à l’Humagne !

Mon village de Leytron est connu comme le « village de l’Humagne » car son terroir est idéal pour ce cépage.J’aime particulièrement l’Humagne qui est emblématique du Valais : sauvage, rustique et puissant !

Guérin Produit, de la cave de la Creuse, mariant ce terroir exceptionnel avec ses compétences et son enthousiasme de jeune encaveur a pu me procurer un marc de qualité, élément indispensable au succès de mes fromages à l’Humagne.

Découvrez ici le reportage frais, dynamique et sympatique de Couleurs Locales.

Reportage RTS – Couleurs locales

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J’avais tenté il y a quelques années une première expérience d’affinage de fromage au marc qui ne m’avait pas satisfait. Passé le temps de la réflexion, j’ai remis ça l’an passé avec une approche totalement différente et cette année je suis ravi du résultat.

Le paysage de ma région, le Valais, s’il est marqué par les hauts sommets, se distingue en plaine par ses étendues de vignes qui s’agrippent au coteau et semblent vouloir attaquer les sommets pour les détrôner. Avec le recul, il était simple et logique de tenter de marier les merveilleux fromages valaisans avec les non moins merveilleux vins valaisans. Bien sûr, je ne compte plus les soirées de dégustation « mariage fromages et vins », mais là c’est différent….

Pour commencer, j’ai contacté un jeune encaveur prometteur de Leytron, Guérin Produit, du domaine de La Creuse.  Lors de ses vendanges, il a conservé pour moi, de grandes cuves de marc de Merlot et de marc d’Humagne rouge.

J’y ai plongé plusieurs petits fromages d’alpages et les ai laissés y reposer quelques temps.

 

Humagne_Merlot_Luisier_Fromage_1

Ensuite, a débuté le véritable travail de l’affinage. Je vous passerai les détails, mais dans le secret et l’intimité des épais murs de ma cave, le miracle s’est opéré : une fine couche de champignons de type « penicillium camemberti » s’est développé sur les meules, fixant le marc sur la croûte. Au final de magnifiques fromages à la croûte blanche et noire, promesses d’une explosion de saveurs subtiles et variées.

Humagne_Merlot_Luisier_Fromage_3

 

Si les deux types de marc sont d’apparence très semblables, à la dégustation la différence est indéniable et surprenante ! On y retrouve pour les premiers, la puissance sauvage de l’Humagne rouge et pour les autres, l’élégante finesse du Merlot.

Réalisées avec de petites meules de fromages à raclette, ces deux spécialités sont surtout faites pour être dégustées « à la main », mais rien ne vous empêche de tenter la raclette…

Vous les trouvez sous mon site http://www.fromagesduvalais.ch et dans tous les Manor Food de Suisse romande.

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Tout a commencé suite à l’émission de la TSR « a bon entendeur », dans laquelle plusieurs fromages à raclette étaient soumis à une dégustation,  avec un appareil à raclonnette.

Le fromage valaisan au lait cru y obtint un résultat lamentable comparé aux autres produits, pasteurisés et industriels ! fromage  avec le gras qui se sépare, etc…  Comment expliquer un tel désastre ?

Commentant ces résultats avec une poignée d’amis, nous décidâmes de nous réunir pour une soirée raclette un peu particulière. Au menu : trois fromages valaisans au lait cru, de différents alpages et un fromage pasteurisé, acheté au supermarché du coin.

Pour les déguster et les comparer : un vrai four à raclette et un appareil à raclonnette.

Surprise ! le fromage au lait cru « faisait du gras » avec la raclonnette alors qu’avec le four traditionnel, la raclette était bien homogène. Il s’est avéré que faire fondre du fromage avec une raclonnette est plus délicat qu’il n’y paraît : la chaleur étant très forte et la quantité de fromage très faible, il faut retirer le fromage avant la fin de la fonte, sinon c’est la cata….. (voir mon article de décembre 2010 – ici

Mais la grande révélation de la soirée fut de constater que non seulement la gestion de la fonte était délicate, mais qu’en plus, le goût du fromage était différent avec la raclonnette ou avec le four traditionnel ! Eh oui, à la même table, le même fromage, fondu « à la valaisanne » ou à la raclonnette, donnait un goût différent !
Alors comment faire profiter à tout le monde d’une vraie raclette ?  Quelqu’un fit remarquer qu’il était très rare, en dehors du Valais, de trouver au magasin des demi-meules à raclette et  que pratiquement seuls les valaisans possédaient un vrai four à raclette.   Un autre souligna qu’une demi-meule c’était une très grosse quantité dans les petites familles d’aujourd’hui.

Il fallait trouver le moyen de concilier l’authenticité de la raclette traditionnelle et la convivialité de la raclonnette.

Probablement que cette soirée sympa autour d’une raclette, en Valais, – en n’ayant évidemment pas oublié le petit blanc qui va avec – ;-))) a décuplé l’imagination et provoqué une saine émulation. Toujours est-il que l’idée d’un petit four à poser au milieu de la table (comme la raclonnette) et de son petit ½ fromage de 1.2 kg env., quantité idéale  pour 4 personnes, est née autour de cette table.

Un petit four, un petit fromage, un grand moment !

Un petit four, un petit fromage, un grand moment !

Faire fabriquer des fromages de plus petite taille ne fut pas toujours une sinécure. Nombre de paysans étaient sceptiques et refusèrent de tenter l’aventure à nos côtés. Les 5 ou 6 qui acceptèrent ne le regrettent pas aujourd’hui.

Le premier test avec notre prototype nous réserva une surprise supplémentaire : le fromage étant petit, il n’est pas nécessaire de « savoir racler » : le test fut réalisé avec une… norvégienne qui n’avait bien évidemment jamais raclé de sa vie et elle s’en sortit haut la main.

Il fallut potasser encore un peu pour essayer de ne rien oublier (notamment le problème du rangement dans les petits appartements) et le projet fut lancé avec succès.

Un site de vente en ligne a été rapidement mis en place et chaque semaine depuis 2007 nous sommes heureux de pouvoir faire manger de la vraie raclette également en dehors de notre canton. Exit la raclonnette !

WWW.EASYRACLETTE.CH

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Je vous offre ici une petite recette facile à faire pour un apéritif ou en version plus grande pour une entrée ou un repas léger.

Petite aumônière de Chaource aux pistaches :

4 feuilles de bricks ou de pâte filo
1/2 Chaource
20 gr. de pistaches mondées non salées
10 de crème fraîche
30 gr. de beurre fondu
poivre

– Préchauffer le four à 150°C
– Torréfier les pistaches à sec dans le four pendant env. 15 min.
– Augmenter votre four à 180°C
– Après avoir retiré la croûte du Chaource (quel gâchis ! mais des morceaux de croûte dans la masse, c’est pas top, sauf si vous aimez ça), l’écraser à la fourchette et y mélanger la crème puis les pistaches concassées et poivrer
– Découper des carrés de 10 cm environ dans les feuilles de bricks
– A l’aide d’un pinceau, badigeonner les feuilles de beurre fondu
– Déposer au centre de chaque feuille une noix de préparation au Chaource
– Replier la feuille en aumônière et enfournez le temps que celle-ci soit dorée (2 – 4 min.)
– Servez encore chaud.

Joyeuses Fêtes de Pâques à tous !

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